Revue de presse

08.05.2018

Le risque de bulle immobilière s'éloigne

Le marché du logement et le marché hypothécaire se sont encore refroidis en Suisse au premier trimestre.

Au premier trimestre, l'indice de bulle immobilière compilé par UBS s'est inscrit à 1,10 point, après 1,32 point en fin d'année dernière et 1,38 au trimestre antérieur. «Le rapport entre les loyers et les prix d'achat indique une dépendance importante et persistante du marché de l'immobilier aux taux d'intérêt, ce qui n'est pas très sain», souligne mardi le numéro un bancaire suisse dans un communiqué.

Si la conjoncture attrayante a encouragé la demande de logements en propriété, les taux hypothécaires en légère hausse, les tensions sur la capacité à tenir les charges financières et la concurrence accrue des logements locatifs vacants ont empêché toutefois les prix d'augmenter.

Le prix des maisons individuelles a très légèrement crû ( 0,1%) sur un trimestre, alors que celui des logements en propriété a diminué de 0,9%. Comparé à l'an dernier, les logements en propriété affichent la plus forte diminution depuis 1998 (-2%).

La croissance de l'endettement hypothécaire des foyers a baissé, alors que leurs revenus ont augmenté. Ceux-ci s'affichent rétrospectivement de manière «nettement plus positive que ce qui était admis jusqu'à présent» après l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher de l'euro en janvier 2015.

Depuis mi-2016, le rapport entre les prix et les revenus ne s'est plus dégradé.

Sur le plan géographique, Lucerne et l'Oberland zurichois ne comptent plus parmi les régions à risque, note UBS. La flambée des prix, supérieurs de 15% comparé à 2015, est en revanche la plus marquée à Bâle-Ville. En Suisse romande, le nord de l'Arc lémanique fait aussi partie des régions sensibles.

Source : 20minutes.ch, nxp/ats, rapport UBS