Revue de presse

12.12.2016

Le marché du logement locatif poursuit sa détente

Sur l'ensemble de la Suisse, l'offre de logements locatifs a augmenté d'environ 12%.

Le marché du logement locatif a poursuivi sa détente sur la période printemps-été 2016. Le nombre de logements locatifs proposés à la location a augmenté et la durée des annonces sur les plateformes Internet s'est sensiblement allongée.

Sur la période entre le 1er avril 2016 et le 30 septembre 2016, la durée moyenne d'annonce des logements est passée de 28 à 33 jours, indiquent lundi l'Association suisse de l'économie immobilière (SVIT) et la Haute Ecole d'économie de Zurich (HWZ). Cette détente est surtout due à l'augmentation du nombre de logements proposés en location, mais aussi à une quasi-stagnation de la demande.

Sur l'ensemble de la Suisse, l'offre de logements locatifs est ainsi passée à 189'482 unités, contre 169'838 lors de la période précédente, soit une augmentation d'environ 12%, relève l'indice des logements en ligne (OWI), publié deux fois par année par la SVIT et la HWZ.

Le marché se détend

Dans les douze villes suisses examinées en détail, la durée d'annonce s'est allongée de manière significative. Coire (52 jours) et Lugano (47 jours) présentent les marchés les plus détendus.

A l'inverse, la durée d'annonce est la plus courte à Berne (17 jours) et Zurich (19 jours). Dans les quatre villes romandes examinées, la durée d'annonce est passée de 20 à 24 jours à Genève, de 15 à 25 jours à Lausanne, de 25 à 29 jours à Fribourg et de 23 à 30 jours à Neuchâtel.

Coire est la seule ville considérée à afficher un recul (-1297) du nombre de logements proposés à la location, tandis que Zurich est resté stable. A l'inverse, l'offre a augmenté le plus fortement à Berne et Lugano ( 32%), suivis de Lucerne et St-Gall ( 21%). Côté romand, le nombre de logements proposés a augmenté de 14% à Fribourg, de 13% à Neuchâtel et de 12% à Genève et Lausanne.

Globalement, l'allongement de la durée d'annonce s'explique par une augmentation de l'offre, alors que la demande est restée inchangée. Si cette tendance générale se poursuit, les plus grandes villes connaîtront elles aussi un excédent d'offre, relèvent la SVIT et la HWZ.

Formule officielle critiquée

Dans ce contexte, la SVIT exige un réexamen de l'obligation d'utiliser une formule officielle indiquant le montant du loyer précédent, actuellement en vigueur dans les cantons de Genève, Fribourg, Neuchâtel, Nidwald, Zoug et Zurich, au motif d'une pénurie de logements.

Pour les bailleurs, l'obligation d'utiliser une formule officielle occasionne un surcroît de travail administratif considérable et reste sans effet dans un marché du logement qui fonctionne, critique l'organisation.

Cette dernière réaffirme par ailleurs sa position quant au calcul annuel du nombre de logements vacants, un indicateur qu'elle trouve insuffisant pour estimer l'approvisionnement du marché locatif. La SVIT estime à l'inverse que l'indice OWI fournit un tableau dynamique et réaliste de la situation du marché pour les locataires et les bailleurs.

Source : 20minutes.ch, nxp/ats