Revue de presse

15.01.2015

Les prix de la propriété vont quasi stagner en 2015

Les prix de la propriété en Suisse vont pratiquement stagner en 2015 et le cycle devrait avoir atteint son sommet.

Les experts d'UBS tablent sur une hausse de 0,5% pour les maisons individuelles et de 1,5% pour les appartements en propriété, après respectivement 1,5% et 2,5% l'an passé.

L'activité intense dans la construction et le durcissement réglementaire ont encore pesé sur le marché, analyse le rapport d'UBS sur l'immobilier présenté jeudi à Zurich. Mais en 2014, le renchérissement était bien en-deçà de la moyenne des 15 dernières années, située à 3% pour les maisons et 4% pour les appartements.

L'an passé, les exigences en matière de capital propre pour les banques ont été encore relevées, rappelle Claudio Saputelli, expert du secteur immobilier chez UBS. Puis les banquiers suisses ont durci leurs normes minimales pour l'octroi d'hypothèques.

Un logement moyen en Suisse coûte aujourd'hui 850'000 francs, contre 500'000 en 2000. En 5 ans, la propriété s'est renchérie de près de 30% en termes réels et les revenus moyens ont crû de moins de 20%. Ce qui a freiné la capacité financière des aspirants propriétaires.

Atterrissage plus dur que prévu

L'activité de construction s'est accélérée à tel point que les taux de vacance se sont même étoffés en 2014. L'an passé, la construction a culminé à environ 50'000 nouveaux logements. Vu le net recul des permis de construire, 48'000 nouvelles unités sont attendues en 2015.

Dans près de 60% des communes suisses, les maisons individuelles coûtaient moins cher en 2014 qu'en 2013. Une inversion de tendance très nette dans les grandes villes, Bâle exceptée, qui devrait se poursuivre cette année. Avec une baisse de plus de 8% des prix des appartements en 2014, Genève a connu la plus forte correction.

Dans un contexte de conjoncture solide, le niveau actuel élevé des prix devrait se maintenir, voire stagner. Mais après l'annonce jeudi par la Banque nationale suisse (BNS) de l'abolition du taux plancher de 1,20 franc pour un euro, «l'atterrissage pourrait être plus dur que prévu», a réagi Claudio Saputelli.

Plus de hausse spéculatives

Les investisseurs qui se sont réfugiés dans la pierre ont jusqu'à peu alimenté le mouvement vers le haut. Un tiers de la hausse des prix du logement en propriété observée au cours des 5 dernières années est d'origine spéculative, calcule UBS. Or cette augmentation-là ne repose pas sur des bases solides.

La part spéculative dans la hausse des prix immobiliers stagne pour l'heure sous l'effet des mesures réglementaires. Vu le tour de vis sur ce front, cette part ne devrait pas augmenter jusqu'en 2017. Mais une correction des prix de près de 10% peut survenir à tout moment avec la disparition de la demande spéculative, prévient UBS.

Source : 20minutes.ch, ats